Cette boutique, c'est mon coiffeur. Nous utilisons beaucoup les coiffeurs, pour les tresses. Au village les femmes se tressent entre elles. En ville, si on a pas de soeurs à proximité pour le faire ou pas le temps, on va chez le coiffeur.

Ici vous voyez la boutique de mon tailleur. Le marché du vêtement est ici très différent de l'Europe. Le prêt à porter n'existe quasiment pas ou alors très cher style Armani ! Il y a aussi les importations chinoises, la friperie sur les marchés, je vais sur les marchés de friperies, beaucoup de sénégalais y vont mais ne le disent pas, moi je le dis cela ne me gène pas. Et pour les vêtements traditionnels il y a les tailleurs.

Les femmes en général dépensent beaucoup d'argent chez les tailleurs. Pour chaque cérémonie il leur faut un boubou neuf, brodé si possible.

Un boubou vaut entre 15 euros et 100 euros selon la broderie et le tissus. Cela pose beaucoup de problèmes à leur mari, cette surenchère vestimentaire. Peu de gens s'opposent à ces dépenses inconsidérées dans un pays pauvre.

Personnellement je ne le fais pas sauf pour les cérémonies très importantes, et seulement pour la famille proche. Il faut savoir que la notion de famille proche n'a pas de sens pour beaucoup de gens au Sénégal. Un frère et un cousin c'est pareil, un petit cousin aussi, le cousin du cousin c'est encore presque pareil.